Méthode et tarification
Ce qui se vérifie
Deux questions se posent avant toute autre, et se répondent l’une par l’autre : comment une compagnie est-elle choisie, et combien cela coûte-t-il réellement. Les séparer laisse toujours l’une des deux sans réponse vérifiable. Voici les deux, ensemble, avec leurs sources.
En bref
- Une compagnie est retenue sur quatre critères vérifiables : solvabilité, banque dépositaire, spécialisation, ancienneté.
- Le coût réel d’un contrat s’additionne en quatre strates, détaillées ci-dessous.
- Le triangle de sécurité protège la propriété de vos actifs. Il ne garantit pas leur valorisation.
- Le courtier est rémunéré exclusivement par commission, sans honoraire supplémentaire.
- Chaque recommandation laisse une trace écrite et vérifiable.
Le détail complet de chaque point suit ci-dessous.
Comment une compagnie est retenue
- Solvabilité : lecture du ratio SCR publié au rapport SFCR de chaque compagnie, consolidé par le Commissariat aux Assurances.
- Banque dépositaire : qualité et indépendance de l’établissement dépositaire des actifs, pilier central du triangle de sécurité luxembourgeois.
- Spécialisation : adéquation du support proposé au profil et aux objectifs du client, plutôt qu’un support unique proposé par défaut (le détail des structures disponibles figure sur la page Solutions).
- Ancienneté : historique de gestion et stabilité de l’actionnariat, un facteur qui conditionne la continuité du service sur la durée d’un contrat pensé pour plusieurs décennies.
Depuis 2026, cette sélection s’articule aussi avec une obligation réglementaire pesant sur les compagnies elles-mêmes : une évaluation formelle de la complexité de chaque produit, assortie d’une définition précise de son marché cible et, le cas échéant, de son marché cible négatif.
Envie d’un support à consulter hors ligne ? Téléchargez le guide qui reprend ces quatre critères en deux pages.
Ce que vous payez réellement
| Strate | Ordre de grandeur généralement observé |
|---|---|
| Frais d’entrée, prélevés sur chaque versement | 0 % à 5 %, certains contrats n’en appliquant aucun |
| Frais de gestion annuels de l’enveloppe elle-même | 0,5 % à 1 % par an |
| Frais des supports sous-jacents | 0,5 % à 1,5 % par an, selon la nature du support |
| Frais de banque dépositaire et de courtage | 0,1 % à 0,3 % par an |
Ces ordres de grandeur restent indicatifs et varient d’une compagnie à l’autre ; la grille exacte est systématiquement vérifiée et communiquée avant toute souscription.
Depuis février 2026, un cadre réglementaire impose aux compagnies, lorsque des commissions de surperformance affectent significativement le rendement affiché, de documenter cette réduction par une analyse chiffrée : rentabilité, volatilité, historique réel. Cette exigence rejoint directement la transparence déjà pratiquée ici : les quatre strates ci-dessus en restent le socle.
Une lecture indépendante de votre contrat actuel, avant toute décision, reste possible sans engagement.
Face aux alternatives classiques
Le triangle de sécurité isole les actifs du bilan de la compagnie : ils sont déposés chez une banque dépositaire distincte, sous la surveillance trimestrielle du Commissariat aux Assurances. En cas de défaillance de l’assureur, le souscripteur bénéficie d’un rang de créancier prioritaire sur ces actifs représentatifs. Un mécanisme sans plafond de garantie, contrairement aux fonds de garantie classiques limités à un montant fixe par déposant.
Ce mécanisme protège la propriété des actifs. Il ne garantit ni leur valorisation, ni une disponibilité instantanée en toutes circonstances : deux nuances que les présentations commerciales du secteur omettent trop souvent.

Ce que le Triangle protège, et ce qu’il ne protège pas
| Ce que cela signifie | Ce que cela ne signifie pas |
|---|---|
| Un rang de créancier prioritaire sur les actifs représentatifs, sans plafond | Une garantie de performance ou de capital |
| Une séparation patrimoniale entre les actifs du client et le bilan de la compagnie | Une protection contre le risque de marché des supports en unités de compte |
| Un contrat de droit luxembourgeois, non soumis au mécanisme de suspension prévu par la loi française du 9 décembre 2016 (dite loi Sapin 2) | Une liquidité inconditionnelle en toutes circonstances : les conditions générales du contrat s’appliquent toujours |
Comment le courtier est rémunéré
Exclusivement par des commissions versées par les compagnies d’assurance partenaires, sans honoraire facturé au client en complément. Selon les données consolidées par l’autorité européenne de supervision des assurances sur le marché luxembourgeois, la quasi-totalité des courtiers actifs sont rémunérés de cette manière : ce n’est pas une exception tue, c’est la norme du secteur, rendue explicite plutôt que laissée dans l’angle mort habituel.
La preuve derrière chaque recommandation
La méthode ne s’arrête pas au choix de la compagnie ni au calcul des frais. Pour toute recommandation, vous recevez une trace écrite et vérifiable de la démarche qui y a conduit : les objectifs exprimés lors de l’entretien, les contraintes identifiées, les alternatives effectivement évaluées, le coût total cumulé selon la décomposition ci-dessus, le mode de rémunération sur ce dossier précis, les conflits d’intérêts potentiels et la façon dont ils sont traités, les raisons précises du choix final, une date de prochaine revue.
C’est cette double transparence, sur la méthode et sur l’argent, qui donne son nom à cette page : rien n’est ici à prendre pour argent comptant, tout peut être vérifié, poste par poste.
Sources
Registre public du Commissariat aux Assurances : www.caa.lu. Rapports SFCR des compagnies partenaires, publiés annuellement conformément à Solvabilité II. Données de rémunération des intermédiaires, autorité européenne de supervision des assurances (EIOPA), marché luxembourgeois.
